Les Syriens en Turquie

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Les Syriens en Turquie

Les Syriens, nouveaux citoyens turcs

Les images de la catastrophe humanitaire Syrienne ont déferlées la chronique depuis 5 longues années, durant tout ce temps des millions de citoyens syriens sont venus se réfugier en Turquie.
Nous pouvons que constater la détresse de ce peuple syrien venu pour la majorité d’entre eux dans des conditions misérables, chercher une vie meilleure.
Des familles entières avec nouveaux-nés mendient dans les rues dans un état sanitaire plus que déplorable, des enfants très jeunes au péril de leur vie demandent la charité en slalomant entre les voitures, voici le quotidien désormais de cette mixité sociale de personnes issus des communauté gitane syrienne et de familles totalement démunis se décarcassant pour retrouver une vie descente.
Les Syriens en Turquie

Quelques uns des syriens en Turquie, toute fois tirent leur épingle du jeu, trouvent du travail dans le secteur du tourisme, de la restauration, du transport, de la vente à la sauvette. Malheureusement le malheur des uns, fait le bonheur des autres, peu scrupuleux qui jusqu’à lors ont exploité cette nouvelle main d’oeuvre peu cher masculine en majorité.

Syriens_en_Turquie
La société turque atteinte par la gangrène de ces nouvelles pratiques commerciales a prit la décision de donner, depuis janvier 2016 à toutes personnes venues de Syrie, le droit de séjour et de travail.
Plus d’ikmet (le droit de séjour annuel), pas besoin de bloquer une somme d’argent sur un compte, pas besoin d’assurance médicale privée, de montrer patte blanche, plus de taxes à payer pour les patrons honnêtes, désormais sans crainte et sans surplus ces nouveaux citoyens peuvent s’intégrer légalement dans leur nouvelle société.
Les plus entrepreneurs et chanceux ont réussit à ouvrir leurs propre commerce dans des domaines divers et variés aux enseignes à l’appellation arabique, dans des quartiers populaire d’Istanbul par exemple, devenu peu à peu peuplé par une majorité de familles venu de Syrie en Turquie( appellé la petite Syrie)
Syriens en Turquie
Parmi les demandeurs d’asile politique syriens, des intellectuels se sont frayés également un chemin, des médecins, des professeurs, des cadres, fuyant comme tous les autres leur pays en guerre.
Une des stratégie pour faire face à cette déferlante arrivée de potentiels immigrés sur le territoire européen, comme Allemagne par exemple, a été de mettre en oeuvre le principe de l’immigration choisi.
La Turquie n’est pas en reste, ingénieurs, hommes d’affaires, entrepreneurs Syriens auront la faveur cruciale de la bureaucratie turque afin qu’ils puissent continuer à exercer leur profession et qu’ils retrouvent une certaine dignité quelque peu négligée, perdu au milieu de ce cahot politique.
Les Syriens en Turquie
Pour ceux qui veulent acquérir la nationalité turque, la machine infernale de la paperasse et décisions administrative, s’assouplie et aide ces nouveaux ressortissants syriens à l’obtenir plus facilement.
Déserteurs, les jeunes Syriens ont prit la lourde décision de quitter leurs famille non sans conséquences, avoir fait le choix difficile de se déraciner, tout quitter de peur de faire le service militaire et mourir au front.
1million 200 mille jeunes hommes n’ont pas hésité à faire leur baluchon et fuir leur pays pour venir déambuler en groupe, autour des places touristiques ou commerçantes des grandes villes de Turquie.
Il a été constaté que 90% des syriens accueillis sur le territoire turc, sont analphabètes. Pour ce, l’état a créé pour les syriens des écoles tout d’abord éphémère, puis l’importance de la tache a fait que des instituteurs locaux parlant arabe syrien ont été recrutés.
Des embauches ont été faite jusqu’au professeurs diplômés syriens, en plus des maîtres et maîtresses turques parlant l’arabe.
Les autorités turques ont exigé que toutes structure scolaires nationales publiques ou privées ait l’obligation d’accueillir minimum un enfant syrien dans leur établissement.
Les enfants syriens en Turquie
De nombreux citoyens turcs et étrangers expatriés sont également bien actifs dans la cause syrienne, des associations ce sont multiplié depuis ces dernières années, des vides greniers, des ventes privées, des événement culturels, des ramassages de vêtements sont organisés dans l’objectif que la totalité des gains soit reversée aux profits des familles syriennes.
Les enfants syriens en Turquie

On dénombre en plus des 350.000 enfants entre 0 et 4 ans arrivés avec leurs parents, plus de 100.000 naissances depuis sur le territoire turc, ce qui monte le nombre d’habitants syriens en Turquie à plus de 3 millions, pour certains devenus citoyens turcs à part entière.

258.000 personnes représentant 14% de la population migratoire, vivent encore au jour d’aujourd’hui dans des ensembles d’habitations à priori temporaire à la frontière syrienne. La Turquie a dépensé jusqu’alors plus de 9 milliards de dollars sans compter les aides extérieures promises qui peine à venir. Les nombreux arrangements entre L’union européenne et le pays tampon la Turquie ont été pour certains respecté pour d’autres oublié et même bafoué au détriment de ses destinataires.
Les Syriens en Turquie

Des lois comme un minimum salaire, une rente mensuelle pour les plus nécessiteux, le droit aux soins médicaux et l’éducation gratuit ont été mit en place.

 L’état, les associations, les particuliers, le croissant rouge, … ont un travail de longue haleine, tout ne se fera pas en un jour, cette lourde tache que d’aider ce peuple venu en masse en si peu de temps (familles, enfants, vieux, handicapés, jeunes adultes) à se reconstruire, seules les années nous diront si nos hôtes ont pu s’intégrer et se réinventer une vie sereine dans leur pays d’accueil la Turquie, en prenant en compte les différences traditionnelles, culturelles, sociales et linguistique, ou si tout au contraire il s’évére que malgrés tout ce qui aura été entreprit, certains auront essayer au péril de leur vie à atteindre l’Europe, ou seront tombé dans les mains des plus crapuleux, ou encore auront décidé au fils du temps de rebrousser chemin vers chez eux, quel que soit la décision ou les difficultés de chacuns d’entre eux, tout être humain est en droit de chercher une vie meilleure, et à le devoir de sécurisé sa famille.

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