Taxi en folie à Istanbul Turquie

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La folie des taxis à Istanbul

Nombreux sont les taxis en Turquie, il n’y a pas de manque, partout vous en trouverez très facilement, même dans le trou du C.. du pays, vous en trouverez un !

90.000 taxis dans le pays, 18.000 à Istanbul

Les taxis en Turquie sont à un prix très abordable, il n’est pas rare que les turcs se déplacent de cette façon !

Les taxis ont une enseigne “TAKSI“, les voitures sont toutes jaunes, repérable à mille lieux ! couleur jaune que vous prendrez également quand vous descendez du taxi après avoir roulé à 200 km dans les ruelles 🙂

Les prix ne se négocient absolument pas, sauf si vous voulez énerver le conducteur et qu’il vous compte du coup, le double voir le triple ..

Taxi istanbul

 

Le chauffeur doit enclencher le taximètre obligatoirement, qui commence à 4 tl, mais le minimum à payer en prenant le taxi est 10 tl.  

Le km est à 2,4tl = 75cts le tarif de jour et de nuit est le même ; quand la voiture est à l’arrêt le compteur continu comme en France donc ne comptez pas au kilomètre, comptez aussi le temps passé dans les agréables embouteillages stambouliotes par exemple !

Très peu nombreux sont les chauffeurs de taxi qui parlent l’anglais, alors français, l’espoir fait vivre (à vos dico)! La bonne humeur fait oublier la difficulté de communication ne vous inquiétez pas !

Si vous passez sur l’autre rive, il vous sera demandé le prix du péage du pont du Bosphore (aller / retour, même si vous ne faites qu’une traversée (cad . 7 tl = 1,90€ prix fixe valable pour les deux ponts d’istanbul ) ; seul et unique moyen par la route de passer de l’autre côté !

Si vous partez de l’aéroport, il vous sera demandé un prix supplémentaire pour les bagages dans le coffre (entre 10 et 15 tl) mais tous ne le font pas !

Vous pouvez faire appeler un taxi de l’aéroport, de l’hôtel, d’un magasin, d’un restaurant ..

Taxi Istanbul

Anecdote, dans un taxi 

Prendre le taxi en Turquie est une vrai discipline acrobatique, qui devrait être répertorié pour les jeux olympiques; ça ne fait pas 30 secondes que je suis sur le trottoir, que déjà une voiture jaune poussin me klaxonne m’ayant aperçu de loin, à croire que les chauffeurs de taxi ont la vue des faucons; Je lui fais signe que je veux monter et la, j’ai eu la sensation net d’avoir enclenché le bouton zoom comme sur un appareil photo, je n’ai même pas eu le temps de dire ouf que la voiture est venu coller son pare-chocs immatriculé 34 à 5 centimètres de mes pieds, les pneus grinçants dégageant une odeur de caoutchouc.

Par réflexe, j’ai fermé les yeux criant un bon coup, ayant eu une telle peur bleue qu’il m’écrabouille. Décidément je ne m’y ferait pas à tous ces cascadeurs amateurs ! Je monte dans le taxi à côté du chauffard fou et lui dit qu’il a vraiment le compas dans l’œil. Il se tourne vers moi furieux, me disant que si je veux lui mettre un compas dans l’œil qu’il va falloir être un vrai homme. Tout doux, je suis étrangère, c’est une expression lui dis je. Trop con, me répondit-il qui aimerai avoir un compas dans l’œil ? Vous avez raison monsieur, personne. En se foutant légèrement de moi, il enclenche la vitesse et me demande ou je vais.
Restant collé au siège, la ceinture inexistante, j’ai une main accrochée sur le côté du fauteuil et l’autre sur la poignée de la portière, espérant de tout cœur arriver entière. je lui demande de m’emmener à Taksim.
ça y est, je suis en garde à vu, les projecteurs sont sur moi, “nous avons les moyens de vous faire parler ” l’interrogatoire peut commencer:
D’où venez vous me dit-il, je suis française; “fromage” essayes t- il de dire en français avec un accent qui me fait sourire ne pouvant pas prononcer les R. Apparemment cet homme très susceptible n’a pas beaucoup apprécié ma réaction, faisant mine de rien continu la conversation. Tu es marié, as-tu  des enfants, du travail… Il fallait me le dire que je venais pour un entretient d’embauche, je vous aurai ramenée mon CV.
Lui rétorquais-je, amusé. Apparemment n’ayant pas le même sens de l’humour que moi, un peu vexé, il cesse de m’interroger et met la radio pour détendre l’atmosphère. Comme si c’était fait exprès, une chanson française en est sorti. Je chante spontanément de mon côté et comme par miracle, les esprits se sont adoucis. Ayant certainement aimé le rythme de la chanson, il me demande ce que cela signifie? Je  lui dit  que le chanteur parle de sa jeunesse perdue. Cela fit comme un électrochoc à ce monsieur, il commence à se confier, me parlant avec beaucoup d’amour et de nostalgie de sa jeunesse, dans son village en famille avec ses frères et sœurs. Je l’écoute attendri, avec attention, tout en me balançant d’avant en arrière suivant les accoues de sa conduite, qui me donne un mal de cœur épouvantable et me fait dire que j’ai enfin trouvé la solution à mon amincissement. Prendre le taxi trois par jour, matin, midi et soir après chaque repas, me fera perdre du poids, c’est certain! Deux étrangers dans la ville, voila ce qui nous a rapproché. Une rencontre à chaque fois furtif, mais toujours intéressante. Pouvoir découvrir les parcours, les vies tellement différentes de chacun de ces chauffeurs de taxi, qui ce sont confié à moi; qui ont eu confiance le temps d’un trajet, me bouleverse. La course terminé, celui qui de prima à bord était bougon, nerveux et peu courtois, me sert la main en me remerciant  pour cette agréable voyage en ma compagnie. Je descend du véhicule toute barbouillée, un peu pâlotte lui souhaitant la bonne journée le sourire aux lèvres, je lui règle ce que je lui dois, puis claque la porte de la voiture, les pieds une fois sur la terre ferme, m’empresse d’aller dégobiller, ma diète a commencé !

                                               Séverine . F

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