Un Transport Atypique à Istanbul –

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Un transport atypique, folklorique pour ne pas dire homérique 

Ce petit minibus souvent de couleur bleu ou blanc que l’on voit apparaître au loin par son accoutrement bien singulier et son klaxon assourdissant qui signale avec toute la plus grande délicatesse que les gens sont cordialement invité à y monter …
Décoré par son propriétaire de couleurs vives et flamboyantes, d’objets, d’ornements reflétant le plus souvent le milieu social dont il dépend.
Il n’est pas rare de voir afficher sans complexe ou peur, les intérêts politique et religieux du conducteur, annonçant de suite la couleur.
La plus part du temps le chauffeur accroche avec fierté l’écharpe, le macaron du club de foot qu’il supporte, qui sera à coup sûr un des thèmes de conversation durant le trajet avec les voyageurs.
Des centaines de minibus du nom de dolmus très peu chère, s’organisent sur des parcours bien défini, affichant leurs destinations sur le devant du véhicule ou sur les fenêtres de côté que nous pouvons apercevoir au loin si nous possédons une loupe ou de très bons yeux.
Ce véhicule se faufile dans tous les recoins de la ville avec l’avantage de pouvoir le prendre ou vous voulez sur son parcourt, d’un simple signe de la main lui signalant que vous désirez vous infiltrer avec joie et plaisir dans son véhicule pour le coup devenu bétaillère si l’on tient compte de la zen attitude du chauffeur qui nous transporte.

Et lorsque nous avons atteint notre destination sans peine et sans douleur nous pouvons y descendre à notre guise, rien qu’en criant d’une voie claire et grave  “inebilirmiyim lütfen” au milieu de tous gens serré comme des sardines dans leur boîte et qui ne veulent sous aucun prétexte bouger d’un poil de peur de perdre leur place si confortable.
Ces  fréquents passages font de lui un véritable atout de transport pour les habitants.
d’une quinzaine de fauteuils en tissus pour la plus part usés par le temps, marqués par les nombreux passages de gens allant venant, est un moyen de locomotion bien pratique et tellement folklorique.
Vous seriez très étonné de voir que l’on peut entasser autant de personne dans un espace si petit; comme quoi avec un peut de conviction et beaucoup d’effort on peut réaliser de véritable exploits !
Ne touchant pas terre et restant en suspends, tenus fortement par mes compagnons de voyage tellement serré à ma personne qui me laisse la douce opportunité d’apercevoir les attribus les plus intimes de l’homme à côté de moi, c’est a dire ces poils du nez.
Je pouvais les voir vibrer à chaque fois que ce monsieur respirait, tout en me soufflant une douce brise dans le visage à l’odeur divin, qui me semblais croire que celui ci avait certainement manger de bons et gros oignons avant de venir coller son visage au mien.
Il est toujours très difficile de se frayer un chemin jusqu’au conducteur pour honorer celui ci de sa course; c’est pourquoi en toute confiance les pièces vont de mains en mains jusqu’à lui, en empruntant la même façon de faire la monnaie vous est restitué dans son intégralité tout aussi facilement.
Une jeune femme assise au premier rang tenant une conversation téléphonique quelque peu houleuse et qu’un tantinet bruyante, sursaute sur son siège en empruntant une gestuelle qui rendrait jaloux le plus grand chorégraphe de danse moderne ; se croyant dans son salon , nous dévoile son intimité familiale, dont on se serait bien passé à moins d’être psycologue conjugale.
Cette chaleur atroce atmosphérique et corporelle ayant recouvert toutes les vitres de buée me donne la sensation désagréable d’être dans un sauna tout habillé.
Le faite de ne pas pouvoir bouger un cils et d’écouter depuis une heure ce charmant petit enfant qui hurle à plein poumons au fond du véhicule me donne le mal de coeur.
Le chauffeur comme à son habitude, s’entraînant pour le prochain rallye automobile d’Istanbul que sais je ? Nous transporte à une vitesse record à travers les rues, les ruelles faites de bosses, de trous et de dos d’ânes qui nous font rebondir tous ensemble et redescendre tel du maïs grillé dans une casserole.
A chaque virages je prie pour que ce dolmus datant de la dernière guerre mondiale ne nous fasse pas chavirer; j’ai la net sensation d’avoir mit ma vie entre les mains de ce chauffeur chantant à tu tête une chanson traditionnelle turque, tout en conduisant que d’une main tenant dans l’autre une cigarette .
Je ne peux m’empêcher de rire à cette situation absurde de tous les jours ,qui m’amuse et me fais peur à la fois.
A mon grand étonnement j’ai pu constater aussi que tous les chauffeurs de dolmus enTurquie avaient été absent le jour de la leçon du code de la route ,sur le faite de devoir s’arrêter au feu rouge ou de ne pas essayer d’écraser les piétons.
Cela reste toujours un moment particulier de monter dans ce style de transport ,ne sachant  jamais ce qu’il va m’arriver ou ce qui va se passer de drôle et de déroutant !
Je persiste à dire que le dolmus est à lui tout seul un spectacle, un événement dont on ne peut se passer malgré tout et que l’on doit découvrir absolument si l’on n’a pas eu encore cette chance inouïe de l’emprunter !

“ Séverine . F «

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