La Gentillesse en Turquie

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La Gentillesse et l’Hospitalité en Turquie est naturelle

Sans réfléchir, sans se poser de question en Turquie, il y aura toujours quelqu’un pour vous aider.
La gentillesse, le sens du service, de l’aide est monnaie commune en Turquie ..
Sortez simplement un plan et vous verrez un attroupement, les gens se précipiteront pour vous aider. Même si ils ne connaissent pas le chemin, ils le devineront, vaut mieux demander à deux fois sa route tout de même.
Vous tombez en panne avec votre voiture en Tuquie, pas de panique chacun ira de son idée pour vous dépanner.
Ce qui est valable dans un sens l’est dans l’autre, vous aussi vous aiderez votre prochain à ce sortir du pétrin en Turquie.
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Ma Première approche avec le peuple turc.

ça y est c’est le grand jour nous sommes le 15 septembre 1997 il est 9h30, mes bagages sont prêts mon passeport à la main, l’excitation est à son comble, je frémis d’avance de découvrir ce  pays dont tout le monde me parle avec crainte, mais que  personne ne connaît vraiment à la final, je décides de partir voir de mes propres yeux ce qu’il en est.
moi  – maman je t’attends en bas, dépêche toi, je vais louper l’avion !
En voiture me dirige vers Orly, la capitale embouteillé comme à son habitude , par choque contre par choque j’essaye de me distraire tant bien que mal pour oublié le tik tak des aiguilles de la montre qui sont les seules choses ici à avancer .
Assise coté passager , j’attrape dans la boîte à gang le livre de poche que maman m’a acheté pour mon départ “le turc pour les nul ” je sais pas comment dois- je prendre cette délicate attention ?
Me disant que rien que le superflu peut être pourrait me sortir des situations les plus improbables dans lesquelles nous nous trouvons parfois lorsque nous sommes loin de chez nous, ne pouvant s’exprimer qu’alors avec le langage des signes.
moi – Déjà arrivé !  je n’ai eu a peine le temps de lire que les 50 premières pages de “bienvenu a kebapland”
Nous ne sommes pas les seules apparament à piétiner le sol de l’évasion ;
Je croyais que les français n’avaient plus d’argent, que c’était  la crise ; mais que font alors tous ces gens dans les halls de l’aéroport, me dites pas qu’ils font le tour du propriétaire et rentre chez eux; j’ai pourtant bien l’impression que toutes ces personnes sont comme moi enjoué de partir , pressé de souffler un peut, rêvant d’aventure de découvertes.
moi– c’est là, regardes maman, turkish airlines est ici, mon dieu mais qu’est ce que c’est que cette file d’attente, il y avait un prix de groupe pour Istanbul ou quoi, un voyage acheté une boîte de loukoums offerte ?
maman– Quand tu arrives la bas surtout, tu appelles pour dire que tu es bien arrivé.
moi – Et si je n’arrive pas, je t’appelle pour te dire que je ne suis pas arrivée ?
maman – Arrêtes tes bêtises séverine, passes un bon voyage, profites en, éclates toi bien.
moi – Éclates toi, en sens propre ou figuré ?
maman –  Déconnes pas, fais attention surtout.
moi – attention à qui, à quoi ?
maman – à toi bien sûre, fait attention à toi.
moi – mais je ne suis pas une menace en sois, pourquoi me fairais- je du mal ?
maman – tu énerves mes nerfs, au revoir bonnes vacances !
J’aime bien taquiner ma mère, je sais qu’elle s’inquiète quand je pars seule comme ça, à des milliers de kilomètres, j’adore lui foutre la frousse.
un inconnu me parle – madame cela vous dérangerai de prendre une de mes valise, je suis en excédent de bagage, je la récupérerai à istanbul.
moi – euh, oui d’accord pas de soucis, j’espère qu’il n’y a pas de la drogue dedans ou que vous n’avez pas découpé quelqu’un et eu la brillante idée de le camoufler dans ce super sac de voyage rouge pour mettre une pauvre française dans le pétrin, midnigt express c’est fini !
l’inconnu – je n’ai pas tout  comprit, mais merci madame !
moi – ok, donne ton sac, bel inconnu moustachu.
Après 45 minutes d’attente bien rigolote, en compagnie de mon nouvel ami, de sa femme ses enfants et sa mère avec qui je n’ai pas vu le temps passé ; ces gens charmants me proposent avec enthousiasme de m’offrir un thé pour me remercier ; très insistants je n’ai que le choix d”accepter.
Attablé tous ensemble, la mamie sort de son four tout magique une quantité hallucinante de boîtes en plastique et de plats entouré de papier aluminium, pensant certainement que tous les passagers allé venir partager son savoir faire culinaire.
Je ne reconnais pas grand chose, d’ailleurs pour être franche je ne suis familière avec aucunes de ses spécialités, novice dans le domaine de la Turkish bouff, je me délecte de pouvoir goûter ces étranges feuille vertes, cette mousse marron, ou encore ces cônes de pâte feuilletées garnis de viande ..
Cette femme tellement souriante, habillée tel un  arcanciel  le pantalon jusqu’aux nichons
me sert thé après thé à m’en éclater  la pense ; a – t’elle ramenée une bonbonne  avec elle que je ne serrais voir, mais ou a t-elle bien pu la cachée ?
Ravis d’avoir pu partager un long  moment avec les soit disant barbares turcs dont- on m’avait parlé, j’espère qu’ils ne m’ont pas empoisonné !
Nous avançons doucement vers le hall d’embarquement tous ensemble.
C’est amusant j’ai la sensation d’avoir été adopté par cette famille qui ne me connaissait même pas 1 heure auparavant et qui pourtant sont au petit soin pour moi à présent .
Assise coté fenêtre, je vais digérer tranquillement , la tête appuyé sur le hublot , recouverte de ma veste en laine , à l’aise les chaussures ôtés  pendant 3h30 je vais pouvoir imaginer à ce que va être mon escapade en TURQUIE, qui a très bien commencé .
celui ci me réserve, je penses d’agréables surprises encore.
MERHABA veuillez attaché vos ceintures, relever votre tablette, redresser votre siège, nous allons dans quelques minutes atterrir.
J’ai hâte d’être sur le planché des vaches, vite vite que je commence ma transhumance.
A peine sorti de cet oiseau de fer, une brise chaude et lourde  souhait vient me frapper en plein visage, je me dit qu’il est temps de troquer la laine contre le coton, mon pull noué a la taille, en tee-shirt, je ressort mes lunettes de soleil restées enfouis depuis trop longtemps à mon goût au fond de mon sac, mon part soleil sur la tête, Constantinople, me voici.
Pour un cour instant, je retrouve mes amis à la douane le temps de leur dire de ne pas oublier leur bagage ; surprise, une par une, les femmes m’enlacent très très chaleureusement,
me souhaitant un bon séjour dans leur pays ; le père de famille un peut plus réservé, respectueux envers sa femme me serrera la main, me disant de faire attention.
moi – encore ! mais attention à quoi, à qui ?
l’inconnu devenu connu – à ne pas trop manger, pardi !
Les sourire aux lèvres, nous nous quittons ici, sur le parvis de Attaturk Havalimani, sous les klaxons incessants des taxis, des voitures, des minibus, chacun prenant  son chemin.
 Mais quel chemin pour moi, au secour  ou dois- je allé, je suis perdu.
Bon pas de panique c’est le moment de sortir les 3 mots que j’ai pu apprendre, un homme s’approche de moi !
monsieur s’il vous plaît hôtel grand haliç nerede ?
l’homme – blablabla ………………..
moi- oui c’est toujours plus simple de dire un mot à la sauvette, que de comprendre la réponse, je suis bien avancé maintenant.
l’homme – détectant que je n’avais strictement rien compris à ce qu’il venait de me dire, me montre à l’aide du langage des signes, que je dois le suivre dans le taxi ; même pas peur, je le suis confiante, me disant que de toute façon, j’avais en ma possession la plus redoutable des armes si il m’arrivais quelque chose, ma voix.
Cet personne très attentionné, m’a emmené jusqu’à la porte de l’hôtel, ne voulant même pas que je participe à la commission pour le taxi ; récidive sur ma proposition, la trouvant  normale et légitime, il me repousse la main sèchement, semblant froissé par mon insistance.
Décidément ces gens sont très accueillant, s’en est même gênant ; je ne sont  suis pas habitué à un tel comportement.
l’accueil – welcome madame en TURQUIE, vous avez passé un bon voyage ? me dit-elle dans la langue de William Shakespeare
moi – mieux ça serait de l’indécence, lui répondis- je.
l’accueil – voila votre clé, le plan de la ville, si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas, nous sommes ici a votre disposition ; un thé ?
moi – ha, non merci ça iras, pas encore ! mais dites moi les citoyens turcs n’auraient-ils pas tous des actions dans le çay ?
l’accueil – oui, mes parents sont cultivateurs en thé, comment le savez -vous ?
moi – bonne pioche , juste la chance !
Sur mon petit nuage de gentillesse  , contente comme tout, de démarrer sur les chapeaux de roues, un jeune homme dans la limite de l’âge pour commencer à travailler tout intimidé, m’apporte mes valises jusqu’à la chambre, me montre ou se trouve chaque choses et me souhaite une bonne journée.
moi – tiens attends voila pour toi, cette pièce  petit, tu pourras t’ acheter des bonbons avec !
le jeune homme : j’ai 20 ans madame, ça sera plus un demi paquet de cigarettes, mais merci tout de même.
Perplexe je referme la porte doucement derrière lui, ayant la net intuition que cette ville va me réserver de drôles de surprises.
                                      séverine.F

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